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(Rapport présenté é la IIe Conférence des Psychanalystes de langue franéaise, le 24 juillet 1927.)
La commission linguistique pour l'Unification du vocabulaire psychanalytique français avait décidé dans sa séance du 29 mai 1927 de désigner respectivement les termes allemands de Ich, Uberich et Es par moi, surmoi et ça.
Depuis lors, les deux premiers semblent avoir fait bonne figure dans les textes français et s'être ainsi acquis droit de
Page 426cité dans la littérature psychanalytique. Il n'en va malheureusement pas de même avec le troisième.
La traduction du pronom neutre es a dès le début soulevé les plus grandes difficultés, attendu qu'il est, en réalité, intraduisible. Elle fut ainsi l'objet de vives discussions au sein de la commission linguistique, laquelle, en raison des motifs énoncés dans le compte rendu de la susdite séance (voir le numéro 2 de cette Revue) se rallia finalement, à l'unanimité moins la voix de M. Hesnard, au terme de ça. Elle ne prit d'ailleurs pas cette décision sans une certaine appréhension; appréhension que l'emploi de ce vocable dans les travaux ou les traductions psychanalytiques ne devait, hélas, pas tarder à justifier.
A l'usage en effet, ce terme a révélé deux défauts principaux: 1° il est par trop « dysphonique » en même temps qu'il a un je ne sais quoi de commun. Sa répétition dans les textes prête parfois à un certain ridicule ou inspire ailleurs un vague sentiment de comique; 2° au point de vue grammatical, il possède un sens « démonstratif », sens tout à fait étranger au mot es. Telles sont les raisons suffisantes qui nous déterminent aujourd'hui, après cet essai malheureux, à renoncer au mot ça.
Par quel autre dès lors le remplacer? La solution de ce problème linguistique, presque insoluble au fond, revient donc à choisir le terme français le moins mauvais.
Les vocables latins ou grecs (tels que ego, superego, id; ou encore prothyme, etc…) s'exposent à des objections de même ordre que