You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
M. G. Soulié de Morant, l'écrivain et sinologue bien connu, nous a donné pour la Revue française de psychanalyse cet intéressant article contenant des extraits des livres chinois enciens sur les rêves. On y pourra voir le reflet de ces antiques civilisations, où le désir du pouvoir et celui de la descendance primaient. Les rêves de puissance chez les hommes (castration du père, poussée du propre phallus), et les rêves de fécondation, chez les femmes, y sont en effet prédominants. Ce sont ceux qu'ont retenu les vieux auteurs. Nous avons fait suivre le texte de certains rêves, traduit par M. G. Soulié de Morant, de notes personnelles, qui sont en italique et entre parenthèses. Nous n'avons noté que ce qui nous semblait s'imposer à l'évidence.
La plupart des anciens ouvrages chinois sur les sciences, la médecine ou la philosophie contiennent des passages ou des chapitres entiers sur les rêves, leurs causes et leurs interprétations.
J'ai choisi le Yu-sia-tsi « Mémoires du Coffret de Jade » d'abord parce qu'il est connu de tous les Chinois, puis parce qu'il reproduit les opinions des écrivains les plus autorisés, depuis Roang ti « L'Empereur Jaune » qui régna de 2697 à 2598 avant J.-C. et en qui on a voulu voir un magicien de Chaldée.
Le Yu sia tsi a été commencé par Siu Tchenn qui naquit en