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(Rapport présenté à la IIIe Conférence des Psychanalystes de langue française, le 20 juillet 1928.)
Le présent rapport ne peut prétendre à représenter un tableau complet de la technique psychanalytique. Nous n'essayons d'y exposer que des notions générales, élémentaires et fondamentales, les plus sûrement établies.
Néanmoins, nous croyons qu'il est susceptible d'intéresser même les personnes parfaitement au courant des résultats scientifiques de la psychanalyse: des processus psychiques inconscients et de leurs modes d'expression, de l'évolution de l'instinct sexuel et des mécanismes psychologiques qui sont à la base des rêves et des névroses. Toutes ces connaissances sont indispensables d'ailleurs non seulement à ceux qui s'occupent de psychanalyse, mais à tous ceux qui ont à faire à des nerveux. Elles sont, à notre avis, comparables, dans le domaine psychique, à la connaissance de l'anatomie et physiologie dans le domaine des maladies organiques.
Le symptôme névrotique est la manifestation travestie de tendances et représentations du sujet, et son sens caché peut être inséré, après l'analyse, à l'endroit même de l'enchaînement psychique où il est né. La psychanalyse nous révèle ainsi que tout symptôme névropathique fait simultanément partie de deux systèmes: il forme, avec tous les symptômes de l'individu, le tableau clinique de la névrose de ce malade. Il fait, en outre, partie du système constitué par la personnalité entière du sujet. Les efforts thérapeutiques de la psychanalyse se meuvent tout particulièrement dans ce second système, et l'on pourrait les résumer par une image employée jadis par Freud. Il compara la névrose à de l'eau inondant une rue et s'écoulant d'une conduite d'eau crevée. On pourrait y remédier en entassant, sur le trottoir, du sable et des pierres. Ce serait le principe des procédés psychothérapiques habituels. Mais on peut aussi, et c'est le principe de la psychanalyse, défoncer momentanément le trottoir et réparer la conduit