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Cette conférence, primitivement annoncée pour Anvers, s'est en réalité tenue à Paris, à l'Asile Clinique Sainte-Anne, les 20 et 21 juillet 1928.
Le Docteur Henri Codet, président, ouvre d'abord les travaux, de la Conférence par l'allocution que voici:
En déclarant ouverte la IIIe Réunion des Psychanalystes de langue française, je tiens à exprimer toute ma gratitude pour l'honneur qui m'est fait d'avoir été appelé à cette place. J'en re mercie nos amis et collègues tant de la Société Psychanalytique de Paris que de nos diverses réunions privées et, en cette occasion, je les veux remercier d'autre chose encore: les agréables conditions dans lesquelles nous travaillons ensemble, le « confort moral » de notre collaboration.
Nous y rencontrons une ardente et toute cordiale émulation; sous l'impulsion toujours active et ardente d'une Animatrice si vivement comprehensive. Et, par bonheur, cette émulation ne se voile pas de tendances qui auraient pu ou pourraient revêtir un caractère d'âpreté gênante. Il n'existe pas ici de dogmatisme autoritaire; malgré ce que d'aucuns, peu ou mal informés, ont pu reprocher aux psychanalystes, nous ne sommes pas en proie à une religion imposée. Notre respect est profond pour l'œuvre et la personne de Freud, notre admiration également; mais nous ne cherchons pas entre nous de querelles d'orthodoxie: chacun conserve son indépendance de formation, de jugement, de travail. Nous sommes des enfants qui grandissent librement sans redouter un Père despotique.
Un autre fait encore me paraît précieux, d'autant plus que fort