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M. G. Parcheminey expose UN CAS DE NEVROSE CHEZ UN HOMME DE TRENTE ANS, analysé à Sainte-Anne. Cet homme est marié, père d'une fillette, travaille dans un bureau le jour, dans un cinéma le soir; sa femme est ouvreuse. Malgré ce travail, la famille vit dans un taudis. L'homme a été fantassin pendant la guerre et a fait preuve de beaucoup de courage, notamment pour sauver des officiers en danger. Il se plaint de troubles sexuels; il est poussé, dans le métro, à rechercher un contact avec des femmes, obtient ainsi des éjaculations après lesquelles il éprouve un vif désir de mordre ces femmes ou de les battre et un dégoût profond pour elles. Il est marié à une femme frigide et n'a avec elle que des coïts incomplets; il se sent dominé par elle. Il a eu quelques expériences homosexuelles qui l'ont satisfait. Les femmes lui inspirent d'ordinaire le désir de leur faire du mal ou d'en parler grossièrement.
A l'àge de huit ans, il a vu sa mère nue, en a ressenti une excitation sexuelle et s'est masturbé en y pensant. Jusqu'à l'àge de quinze ans, il a couché avec elle; la nuit, profitant de son sommeil, il frottait son pénis contre ses cuisses, mais, dit-il, la mère se retirait toujours, en dormant, au moment où il allait obtenir satisfaction.
Il déclare haïr sa mère. Ses impulsions sexuelles lui font horreur. Il exprime des souhaits de castration.
A la mort de son père il a manifesté une parfaite indifférence. Sa mère s'est remariée. Un jour, son beau-père l'a brutalisé à propos d'une division qu'il ne réussissait pas; sa mère a pris sa défense et la querelle a été si grave qu'elle s'est retirée avec lui et qu'ils