You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
G. Papillault. Les rapports de la psychanalyse et de la morphologie humaine.
M. Papillault s'était donné deux buts à atteindre au cours de sa conférence: montrer d'abord les rapports entre la psychanalyse et la morphologie, et essayer ensuite d' « asseoir » la libido sur une base physiologique.
Il va de soi que, dans l'état actuel au moins de nos connaissances, les rapports entre la psychanalyse et la morphologie ne peuvent que rester assez difficiles à saisir. Aussi M. Papillault s'est-il contenté de nous indiquer quelques analogies, en s'appuyant surtout sur le caractère inconscient des deux ordres de phénomènes; ceux d'une part qui sont à la base de l'activité psychique; ceux d'autre part qui constituent l'activité physiologique (dans un sens restreint), c'est-à-dire les processus d'assimilation, de croissance, etc.
Ensuite l'auteur s'est attaqué au problème de la libido. Là M. Papillault s'est montré injuste à l'égard des psychanalystes, en les accusant d'avoir abandonné la physiologie. Si, dans les conceptions psychanalytiques, la libido manque de base physiologique, partant de précision et de limites nettes, cela ne tient pas à l'abandon de la physiologie par les psychanalystes, mais seulement à notre ignorance, à l'insuffisance de nos connaissances à l'heure actuelle. Cela, Freud lui-même l'a dit à plusieurs reprises, et M. Papillault lui-même le reconnaît.
Et comment saurait-il en être autrement? Comment pourrait-on envisager une fonction psychique sans lui accorder une base physiologique? (1) La division des psychopathologistes en organicistes et anorganicistes nous a toujours paru vaine et sans fondement, car le psychisme (dans le sens le plus général de ce mot), lui-même