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(Rapport à la IVe Conférence des Psychanalystes de Langue française)
Mesdames et Messieurs,
Je vous remercie de l'honneur que vous m'avez fait en me nommant rapporteur à la Conférence des Psychanalystes de Langue française de cette année. En travaillant cette question des fixations homosexuelles chez les névrosées, je me suis vite rendu compte de la difficulté d'un pareil sujet, non seulement parce qu'il touche à de nombreuses questions délicates de la psychologie féminine, mais encore parce que jusqu'ici il n'a été qu'effleuré par les psychanalystes.
Pour vous donner une idée de ce que ce problème a été négligé, je vous dirai que l'Index Psychanalyticus de Rickman (1) qui se compose de 4.700 fiches ne contient qu'une dizaine de références se rapportant à l'homosexualité féminine. Je sais bien que le sujet de ce rapport ne comprend pas tout le problème de l'homosexualité, mais qu'il se limite à ces fixations, passagères ou durables, que nous trouvons chez tant de femmes névrosées et qui ne s'accompagnent pas nécessairement de pratiques lesbiennes. Cependant, là encore, il