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Freud a plus d'une fois commenté le fait que notre connaissance des premières phases du développement sexuel chez la femme est beaucoup plus obscure et plus imparfaite que celle du développement chez l'homme, et Karen Horney a fait remarquer avec insistance, mais à bon droit, que ceci doit être en rapport avec la tendance plus grande à user de détours qui existe chez la femme.
Il est probable que cette tendance est commune aux deux sexes, et il serait bon que chaque écrivain, traitant ce sujet, ne perdît jamais de vue cette considération. Mieux encore, on peut espérer que les investigations analytiques jetteront graduellement de la lumière sur la nature du préjugé en question, et finalement le dissiperont. La suspicion grandit, de plus en plus à juste titre, que les analystes hommes ont. été conduits à adopter indûment, une vue phallo-centrique des problèmes en question en sous-estimant par contre, l'importance des organes féminins. Les femmes ont, de leur côté, contribué à l'erreur générale en observant une réserve exagérée à l'égard de leurs propres organes génitaux tandis qu'elles s'intéressaient, par contre, davantage, de façon à peine déguisée, à l'organe masculin, à l'investigation qui fait le fond du présent article. Il y a deux ans, l'expérience, peu