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(Conférence faite à la Société Psychanalytique de Paris, le mardi 7 février 1928).
Aucune ligne de recherches n'a fait plus, pour confirmer et maintenir la croyance à l'unité fondamentale de l'humanité que la psychanalyse.
En quelque lieu que nous analysions les mythes, les rêves, les coutumes, nous trouvons le complexe d'Œdipe, le refoulement et d'autres mécanismes affectifs fondamentaux. Dans quel domaine de la vie psychique, alors, faut-il chercher une différence essentielle entre un Australien (1) et un Anglais?
Si nous répondions à cette question à l'aide de notre expérience analytique, la réponse serait à peu près celle-ci: Nous rencontrons les mêmes facteurs libidinaux et les mêmes situations infantiles dans chaque patient que nous analysons, et pourtant le caractère individuel et la névrose des divers malades différent autant qu'un Anglais diffère d'un Boschiman. On peut dire que la différence réside dans les relations quantitatives de la libido, et dans le choix ou la préférence de certains types de mécanismes de défense.
Par exemple, pour citer un cas que j'ai analysé en détail, il y a une différence évidente entre le totémisme du Centre