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Mesdames et Messieurs,
Vous savez la complexité des problèmes que nous avons à traiter, et combien nous sommes tentés de combler par des improvisations hâtives le fossé qui si souvent sépare la théorie de la réalité.
Ces problèmes, Freud les a formulés de la façon suivante au cinquième congrès international de psychanalyse, à Budapest, en 1918: « Devons-nous laisser au malade seul le soin d'en finir avec les résistances que nous avons mises à jour en lui? N'est-il pas possible de lui apporter une autre aide que celle qui vient du transfert psychanalytique? Ne devrait-on pas l'aider en le transposant dans la situation psychique la plus propice à la liquidation du conflit? Les réactions des malades dépendent également des circonstances extérieures. Devons-nous avoir quelque scrupule à changer ces circonstances, d'une façon appropriée au but que nous poursuivons? » Et Freud nous répond: « Je crois pouvoir dire qu'une telle intervention active du médecin analyste est inattaquable et tout à fait justifiée ».
Vous savez comment ces considérations sont devenues comme le point de départ des controverses sur la technique active ou passive du traitement psychanalytique, comment au cours de ces discussions Ferenczi a généreusement essayé, non sans difficulté je crois, de nous faire bénéficier de son expérience personnelle. Vous savez également que Rank a proposé certaines solutions radicales à quelques difficultés du traitement, en se