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Nous avons dit ailleurs (2) les avantages que la psychologie pouvait retirer de la définition que Freud nous a donnée de l'instinct. Son étude géniale résoud une foule de difficultés qui ont embarrassé tous les biologistes et les psychologues de ces derniers siècles.
Le fondateur de la psychanalyse a certainement tiré tout le parti qu'il pouvait de cette définition dans son étude de l'instinct sexuel, mais il nous semble qu'il n'a pas exploité cette idée juqu'au bout dans son schéma du dynamisme psychique. Nous nous rendons compte qu'il est peut-être téméraire d'attaquer ici une partie du système d'un maître qui a consacré tant d'années de réflexions et d'observations à la construire. Il est probable aussi que nous ne nous serions pas enhardis à formuler ces critiques si celles-ci ne reposaient pas sur une des parties les plus essentielles de la doctrine freudienne. Au reste, nous avons réfléchi nous-même pendant huit années à ce problème et la solution que nous proposons ici, est celle qui nous a paru résoudre le mieux les difficultées auxquelles s'est achoppée la théorie psychanalytique au cours de ces derniers temps.
Dès ses premiers travaux, Freud avait décrit à côté de l'instinct sexuel une autre force qui s'opposait à lui. Celle-ci fut formulée avec prudence. Il s'agissait d'abord de la censure ou du conscient qui se dressait contre l'impétuosité de la libido, puis ce furent les instincts égocentriques, les instincts