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Les anthropologues et les historiens nous disent que le vêtement a trois fonctions principales, qui correspondent aux besoins de la décoration, de la protection et de la pudeur. Les psychologues qui abordent les problèmes de l'habillage (et jusqu'à présent il n'y en a eu que très peu qui ont daigné toucher à ces questions) remarqueront tout au début que de ces trois fonctions deux — la décoration et la pudeur — sont de nature purement psychologique, et que la troisième — la protection — tout en paraissant à première vue une affaire de physiologie, correspond, elle aussi, à des nécessités non seulement du corps mais aussi de l'âme. Ils noteront ensuite qu'il y a une relation ambivalente entre les d'eux fonctions purement psychiques — la pudeur et la décoration ont leurs origines dans des instincts opposés et nous poussent à des actions contraires.
Si, pour mieux étudier le développement de l'habillement comme institution humaine, nous comparons l'ordre dans lequel ces trois fonctions apparaissent dans l'individu et la race, nous constaterons que cet ordre n'est pas le même dans