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Il s'agit ici du cas connu dans la littérature psychanalytique sous le nom de l'homme aux loups (1). Freud l'avait analysé une foisjuste
avant la guerre, puis de nouveau pendant quelques mois en. 1919. Son état n'allait pas mal jusqu'en été 1924 où de nouveaux, symptômes ayant apparu, Freud confia le malade à Mme Mack-Brunswick.
Il présentait alors un délire hypocondriaque, croyait avoir le nez déformé à la suite d'un traitement électronique qu'on lui avait fait pour de petits boutons. Objectivement, on ne constatait aucune déformation; le malade cependant négligeait son travail et se regardait toute la journée dans une petite glace, se mettant de la poudre puis l'enlevant, espérant toujours améliorer l'état de son nez.
Le malade avait perdu son père et hérité d'une grosse fortune lorsqu'il avait 21 ans. Ceci se passait deux ans après sa gonorrhée et deux ans avant son analyse chez Freud. Il avait un comportement névrotique à l'égard de l'argent et en dépensait beaucoup, notamment pour sa toilette. Depuis, par suite de la révolution russe, il fut longtemps sans argent et sans travail, puis trouva une petite place à Vienne.
Là-dessus sa femme tomba malade, il n'eut plus de travail. Freud lui procura une pension pendant six ans. Il reprit courage et retrouva un peu de travail.
Un jour un ami de Russie vint lui apporter des bijoux de sa famille. Lui et sa femme décidèrent de ne pas en parler à Freud, de peur qu'il ne cesse sa pension et ils les gardèrent comme réserve.
En 1922, il fit son propre portrait et à cette occasion se regarda beaucoup dans la glace. En avril de la même année, Freud avait été opéré et le malade, en le revoyant, fut très frappé de sa mauvaise mine. Pendant l'été, sa femme étant malade, il se masturba en regardant des