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Il y a des schizophrénies qui se développent après l'accouchement. Leur évolution est souvent très lente, en sorte qu'on ne pense plus à l'accouchement comme facteur déterminant. Cet important événement déclenche en effet une série de réactions psychiques qui peuvent se traduire par des dépressions, des névroses d'angoisse ou encore de la schizophrénie. L'auteur accepte les points de vue d'Hélène Deutsch (H. Deutsch: Psychoanalyse der weiblichen Sexualfunktionen, Psa. Verlag) sur lesquels il s'appuie. Le point important pour le sujet traité est le fait qu'au cours de la grossesse la mère s'identifie à l'enfant et régresse à une phase purement narcissique. L'enfant apparaît alors comme une doublure du moi. Par sa signification inconsciente pour la femme (pénis paternel) il devient un élément érotique, mais par ailleurs, en tant qu'il représente l'introjection du père, il sert à renforcer le surmoi.
L'accouchement est pour la femme une jouissance masochiste qui réveille une quantité de souvenirs inconscients. Elle revit son propre accouchement, une sorte de sevrage, enfin une partie de son moi lui est arrachée pour être projetée dans le monde extérieur. Il arrive que par un processus de sublimation cette partie du moi soit incorporée au surmoi et entre de suite dans un conflit violent avec le moi.
Zilborg relate ensuite l'histoire de deux malades. Toutes deux n'ont consenti au mariage que tardivement. Elles étaient restées très fixées à leur père et cela est ressorti clairement dans leurs idées délirantes. Elles étaient frigides, elles avaient à un haut degré l'envie du pénis et le désir de châtrer l'homme. Toutes deux, quelques semaines après l'accouchement, ont eu une période de courte durée dans laquelle leur frigidité avait totalement disparu. Zilborg pense que cette expansion érotique ne doit pas être considérée comme un