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M. Büttner relève au début de son travail les points de contact entre la psychanalyse et ce qu'il appelle le point de vue « naturaliste », en faisant abstraction des diverses formes que celui-ci a pu revêtir dans le passé. La psychanalyse part à peu près de cette idée fondamentale que la façon d'agir des hommes est déterminée principalement par l'inconscient, le conscient n'étant qu'une couche superficielle sur un abîme infini. Elle va sous ce rapport parfaitement de pair avec le déterminisme ou ce que l'auteur appelle « le naturalisme ». Or ce naturalisme échoue dès qu'il s'agit de juger les actes humains et de résoudre le problème de la morale. C'est ici qu'on fait appel à l'éthique reposant sur une base « supranaturaliste ». Il est. évident que l'attitude « naturaliste » et celle dite ici « supranaturaliste » doivent, quand elles envisagent le même objet, se heurter l'une contre l'autre. Le « naturalisme » part de cette idée fondamentale que toute vie, de quelque nature qu'elle soit, est en dernier ressort soumise aux lois d'un même et unique déterminisme, tandis que le « supranaturalisme » admet en dehors du déterminisme naturel un ordre intérieur qui se manifeste particulièrement dans les actes humains. Le problème des rapports entre le « naturalisme » et le « supranaturalisme », c'est-à-dire ici entre la psychanalyse et l'éthique courante se réduirait donc à la question de savoir s'il est admissible de recourir à deux ordres essentiellement différents, à un principe double pour démêler causes et effets dans la vie. L'auteur y répond par la négative et cite à ce propos une phrase de Freud, tirée de ses conférences sur l'introduction à la psychanalyse: « Si l'on réussit à battre en brèche sur un seul point le déterminisme naturel, toute conception scientifique du monde en perd du coup sa raison d'être ».
Il s'agirait donc de dresser, en se basant sur un seul et unique principe, un système de connaissance où les problèmes d'ordre spirituel et philosophique entrera