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Rapport présenté à la Ve Réunion des Psychanalystes de langue française
(Paris, Juin 1930)
Parmi les récentes acquisitions de la psychanalyse, c'est incontestablement l'importance grandissante des processus morbides de l'Auto-punition dans la vie humaine qui a le plus gravement retenti sur notre compréhension psychologique en général, comme sur notre attitude thérapeutique en particulier. Leur étude a même paru à certains si capitale qu'ils en attendent — avec quelque exagération peut-être — une véritable transformation évolutive de notre jeune science, de nature à modifier profondément les enseignements de la psychologie des névroses et de la psychiâtrie, de la criminologie et de la pathologie en général.
Le rapport que voici n'apporte pas un exposé approfondi ni original de ce problème capital de l'auto-punition. Il n'est qu'un bilan de nos connaissances actuelles sur ce sujet, spécialement présenté sous certains aspects susceptibles d'éclairer notre mouvement psychanalytique français.
On se rappelle que les premiers enseignements de Freud paraissaient envisager avant tout les pulsions instinctives de l'individu, considérées notamment sous l'angle de l'évolution sexuelle et telles qu'elles se dégagent de l'analyse des phases infantiles du développement de la libido. Toutefois, dans la notion de censure, provoquant une «fixation de la libido», était déjà incluse la théorie du «surmoi», que des faits ultérieurement découverts lui ont permis de préciser. En même temps qu'il montrait jusqu'à quel point les faits tirés de l'histoire des névroses et des perversions, les faits caractérologiques, etc…, s'expliquaient par le refoulement des tendances sexuelles, le maître de Vienne et ses élèves s'efforçaient de perfectionner la méthode d'interprétation symbolique qui décèle ce