You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Federn: Das Ich als Objekt and Subjekt im Narcissmus (Le moi comme objet et sujet dans le narcissisme). — Le moi ne doit pas être envisagé comme une abstraction, mais comme un phénomène qui a une-durée. Les différences du sentiment du moi proviennent d'un investissement plus ou moins grand du moi par la libido. Les sentiments d'étrangeté dans la perception du monde extérieur viennent d'un appauvrissement du narcissisme.
Federn avait déjà exposé cette idée dans les tomes XII et XIII de la Zeitschr. On lui a objecté que ces malades qui souffrent de dépersonnalisation étaient justement très occupés d'eux-mêmes et peu du monde extérieur; qu'il vaudrait par conséquent mieux parler dans ces états d'un accroissement du narcissisme. A quoi Federn répond: à chaque réaction affective nous avons un plus fort sentiment du moi, celle-ci étant accompagnée d'un investissement libidinal. Si l'affect de la réaction diminue, l'investissement décroît également. Cela semble naturel, mais ne se laisse vraiment comprendre que si l'on remarque qu'alors l'objet ne peut plus du tout être atteint par le moi, puisque celui-ci est déchargé de libido. C'est cela même qui occasionne le sentiment d'étrangeté.
Federn fait du reste remarquer que sa conception est en plein accord avec celle de Freud. Celui-ci dit en effet: « Le narcissisme est le complément libidinal de l'égoïsme »; ou encore: « Ce qui pour nous est caractéristique du narcissisme, c'est de s'aimer soi-même ».
Au point de vue évolutif, Federn remarque qu'à la période narcissique le moi se confond avec la représentation du monde extérieur. Le premier sentiment du moi comprend aussi la réalité extérieure. Les objets sont investis du narcissisme et non de libido objectale.
L'investissement libidinal des objets ne se fait que secondairement. C'est lorsque le moi est chargé de libido qu'il déborde sur les objets, après avoir pris une conscience plus grande de lui-même. Or, dans les états de peur et d'anxiété qui conditionnent la dépersonnalis