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Un des rares arguments objectifs qui aient été avancés contre la méthode thérapeutique freudienne des psycho-névroses est l'objection que la cure psychanalytique ne guérissait que symptomatiquement. Elle ferait bien disparaître les symptômes hystériques, mais non pas la disposition hystérique elle-même. Freud répond à cette objection avec raison que les mêmes critiques se montrent beaucoup plus indulgents vis-à-vis d'autres méthodes antihystériques qui n'obtiennent même pas la guérison définitive d'un symptôme. On pourrait en outre opposer à l'argument précité le fait que l'analyse s'avançant jusqu'aux profondeurs de la vie psychique, cette analyse que Freud compare très justement aux fouilles des archéologues, ne guérit pas seulement les symptômes, mais entraîne en plus chez le patient une modification du caractère si fondamentale que nous n'avons plus le droit de l'appeler un malade. Nous y sommes d'autant moins autorisés que, l'analyse terminée, il est bien armé contre de nouveaux conflits et de nouveaux ébranlements psychiques, à peu près aussi bien que l'homme « normal » non analysé. Celui-ci — comme nous le savons maintenant de façon positive — traîne avec lui pendant toute sa vie d'innombrables complexes de représentations refoulées qui se mobilisent continuellement pour exagérer par leur valeur affective l'effet pathogène de traumatisms psychiques.
Cette objection contre la psychanalyse n'a d'ailleurs plus aucun poids dès que la tâche médicale se borne à la guérison d'un unique symptôme. Le traitement de l'impuissance psychique pose un problème