You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Il n'est pas une méthode d'exploration — et de traitement — de la névrose qui donne, plus que la méthode psychanalytique, la possibilite d'apercevoir, derrière les éléments classiques ou les « entités morbides » de la médecine traditionnelle, la personnalité même de l'individu malade. Or, ainsi que le rappelait l'an dernier Mme Sokolnicka, à notre réunion des psychanalystes de langue française, et que l'écrivait récemment, dans un livre courageux, notre collègue Allendy, l'expérience psychologique et psychothérapique actuelle nous incite de plus en plus à reconstituer chez chaque malade la « synthèse » vivante de sa névrose, dans toutes ses origines infantiles, comme dans toutes ses manifestations actuelles.
C'est ce que nous avons verifie une fois de plus d'une manière frappante, au cours d'une analyse, qui n'est pas encore terminée à l'heure actuelle, d'un cas de claustrophobie, en relisant les critiques habiles mais inexactes, et même injustes, que le regreté psychologue anglais W.-H.-R. Rivers (2), de Cambridge, a adressees, peu après la guerre, à Freud, à propos, précisément, d'un cas personnel de claustrophobie tout à fait semblable à celui dont il va être question.
Nous rappelons ce cas se Rivers : Il s'agissait d'un médecin de 31 ans, qui souffrait depuis sos enfance de la crainte des espaces clos,