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Paul Schilder : Problèmes techniques de la psychanalyse. Schilder rapporte le rêve suivant d'un malade de dix-huit ans : « Je suis avec un.
ami et nous sautons dans un petit étang. Un gros homme fort vient nous chercher et nous bat jusqu'à ce que le sang coule sur nos mollets ». Ce rêve est apporté à la première séance de l'analyse. Le jeune homme ajoute qu'il avait en effet été terriblement battu par son père dans son enfance. Il avait fini par y trouver un certain plaisir. L'étang semble être une allusion à l'énurésis dont le malade a souffert longtemps. Le père punit donc son fils pour des désirs sexuels. Ce rêve se rapporte indubitablement au passé et à la situation analytique. On sait que dans des cas de ce genre, Reich, dès- le début de la cure, interprète cette situation masochiste avec le transfert négatif qui se cache derrière elle. Schilder défend au contraire l'analyse classique qui veut qu'avant de se lancer dans une telle explication, on laisse le malade prendre conscience, dans une certaine mesure, de ses tendances inconscientes. Schilder estime qu'en procédant ainsi, on évite une crise dans laquelle le malade risquerait de quitter l'analyse. Poursuivant ensuite l'analyse du cas, Schilder en prend occasion pour discuter et réfuter dans une certaine mesure les idées de Rank et d'Adler. Là meilleure partie du mémoire est celle où l'auteur parle de l'analyse du sur-moi. Chez le psychopathe, cette instance s'est développée sous l'influence de parents plus ou moins inadaptés à la réalité, elle fonctionne de travers et il importe d'en- faire ressortir le côté obsessionnel. Mais si l'analyste doit détruire le sur-moi névrotique, il ne doit- pas aider à le reconstruire. Plus il se montrerait actif en prodiguant des conseils, plus le malade superposerait à sa personne celle de son médecin, mais sous cette apparence, il resterait un enfant qui cherche au dehors et non au dedans les directives de sa vie.
Schilder remarque avec Rank qu'à la fin des cures, les mal