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Il y a deux sortes de critiques ; : l'une qui se place au centre du point de vue adverse et qui le considère du dedans, l'autre qui se place sur un tout autre terrain et juge des faits envisagés du point de vue d'une autre méthode. Cette seconde critique est le plus souvent stérile et c'est malheureusement celle que pratique Ross. Je ne citerai point ici les objections qu'il fait à la méthode freudienne, car elles ont déjà été faites ailleurs et réfutées nombre de fois. Nous pourrions résumer notre objection à sa façon de voir en disant : on ne juge pas l'inconscient en se plaçant sur le terrain du conscient.
Elaner Culler: Un cas de phobie. — C'est l'histoire d'un poète qui dès son enfance, présente une phobie des locomotives qui s'étend bientôt et le rend anxieux en face de tout bruit. Plus tard, la femme du malade s'empoisonnera, mais l'entourage l'accuse d'avoir empoisonné lui-même son épouse. La phobie se transforme alors en une paranoïa. Le cas serait analytiquement très intéressant. Malheureusement, l'auteur s'est placé à un autre point de vue et l'importance de certains faits lui ont complètement échappé. Ce qui l'a intéressé est de constater comment sous l'influence de certains tramautismes, ce garçon, d'exocentrique qu'il était, est devenu un endocentrique. Ce sont les tenues qu'emploie Culler. L'article contient cependant un matériel et des remarques intéressants.
Le fascicule que nous résumons contient divers autres articles qui n'ont pas trait à l'analyse.
R. de Saussure.