You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Mesdames, Messieurs,
Il est difficile de parler de la technique de l'analyse des enfants si l'on ne s'est auparavant mis au clair sur la question de savoir quand il est indiqué d'entreprendre l'analyse d'un enfant et quand il vaut mieux éviter ce traitement. Comme vous le savez, Mme Mélanie Klein s'est occupée à diverses reprises et de façon détaillée de cette question. Elle partage ce point de vue que tout trouble du développement de l'âme ou de l'esprit de l'enfant peut être corrigé, ou tout au moins influencé favorablement par une analyse. Elle va même plus loin et pense qu'une analyse peut être aussi d'un grand profit pour le développement de l'enfant normal. Par contre, quand cette question fut discutée au cours d'une réunion de notre Association (1), il se révéla que la plupart de nos analystes viennois furent d'un autre avis. Ils estiment que l'analyse d'un enfant n'est à sa place que dans le cas d'une véritable névrose infantile. Je ne pourrai, je crains, au cours de cet exposé, guère contribuer à l'éclaircissement de cette question. Je ne puis que vous indiquer en quells cas j'ai entrepris une anahrse, quand cette détermination a été justifiée par le succès et quand son exécution s'est heurtée à des difficultés intérieures et extérieures. En somme, me semble-t-il, on a souvent l'impression, en travaillant avec des enfants, que l'analyse est un moyen trop compliqué, trop difficile et trop coûteux, et dont on risque d'abuser. Par contre, dans d'autres occasions, plus fréquentes, on trouve que l'on opère beaucoup trop peu par l'analyse proprement dite. On peut ainsi conclure de là, lorsqu'il s'agit