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L'application des méthodes psychologiques en criminologie a donné lieu à de nombreuses observations et études parmi lesquelles, à côté de la conception classique de Lombroso, nous nous devons de mentionner les publications de Laurent Colin, Pactet, Goring, Pamerlee, Devon, E. Healy, Sullivan, Anna-T. Bingham, Alexander, etc…
Cette orientation psychologique de la criminologie a permis de mettre en valeur, avec la plus grande exactitude, les facteurs spirituels qui existent dans la criminalité, soit comme condition déterminante, soit comme facteur constitutionnel.
A ce point de vue, il n'est pas douteux que la psychanalyse mous donne un élément de grande valeur pour la recherche psychologique en criminologie, car elle permet de mettre en évidence de nombreux facteurs inconscients.
La psychanalyse repose sur une conception dynamique de l'inconscient. L'inconscient est, d'après Freud, le stade préparatoire du conscient, en d'autres termes, c'est le réel psychique.
C'est la réalité interne que l'introspection ne peut connaître complètement. C'est en somme l'équivalent de ce qui se passe pour les éléments du monde extérieur par rapport à nos sensations : nous les connaissons incomplètement.
Etudiant les rêves et les névroses, on arrive à cette conclusion que tous les phénomènes psychiques, même les plus élevés, ressortissent à une déterminante venant de l'inconscient, et peuvent se produire, sans pour cela franchir nécessairement le seuil de la conscience.