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Titre et sous-titre indiquent déjà certains problèmes posés par cecas et l'intérêt qui en découle.
S. Freud, dans son étude « Un enfant est battu » (2), effleurait cette question des rapports entre la perversion et l'obsession. Notre observation a trait en effet à un malade dont les symptômes étaient des obsessions, des obsessions ayant bien tous les caractères de la pensée obsédante, mais le contenu même de cette pensée renfermait des fantaisies perverses sado-masochistes.
Ainsi, notre malade réalisait par sa névrose cette situation bizarre et apparemment contradictoire : de souffrir comme tous les obsédés de par ses obsessions, et d'en jouir en même temps de par l'état d'excitation et de satisfaction sexuelle qu'elles entraînaient.
Cette situation paradoxale : la maladie, la névrose devenue source de satisfactions n'étonnera pas les psj'chanalyste habitués à la retrouver dans bien des états névropathiques, sinon dans tous. Généralement, l'attrait, « le bénéfice » de la névrose n'apparaît pas de façon évidente, la satisfaction qu'elle apporte à l'individu atteint restant inconsciente, cachée sous le déguisement des symptômes. Mais, dans le cas présent, elle est apparente, et presque consciente, grâce au fait que l'obsession s'exprime par une fantaisie perverse, — source directe de satisfactions.
De par ce fait, et par d'autres que nous verrons plus loin, cette