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II est décidé que des réunions d'étude auront lieu chez le Dr Odier et que les dates en seront fixées ultérieurement.
Mme Marie Bonaparte présente un cas clinique : un arriéré affectif, impuissant, avec fantaisies coprophiles, phantasmes de femmes phalliques, sur lequel l'analyse n'a donné que des résultats médiocres, mais qu'une psychothérapie ultérieure a amélioré davantage. Il s'agit d'une fixation maternelle pré-œdipienne, mais peut-on parler de schizophrénie ?
Le Dr Borel ne pense pas que ce soit un schizophrène malgré sa dissociation, mais c'est une question de mots. La psychothérapie a consisté à couper toute interprétation psychanalytique, à ne plus s'occuper que de ses actes et à le diriger avec une certaine sévérité. Sous cette influence, il a pu reprendre ses études, bien que sans grand succès. C'était un arriéré schizonoïaque.
Le Dr Hesnard estime qu'il ne saurait être question de psychasthénie ni d'anxiété, le malade ne souffrant pas. Il y a peu de symptômes de schizonoïa.
Le Dr Laforgue : Le diagnostic est très difficile. Il faut remarquer le sentiment de culpabilité : culpabilité de passer des soins d'une femme à ceux d'un homme, besoin de s'humilier. Les rigueurs du Dr Borel ont satisfait son besoin de punition et permis une certaine progression.
Mme Sokolnicka : Le diagnostic est intéressant. Ne s'agirait-il pas d'une névrose obsessionnelle ? La peur de la castration paraît dominer : il donne des pénis aux femmes pour se rassurer et ses fantaisies stercorales comportent une substitution phallique. Il cherche le moyen de se créer des pénis artificiels en cas de castration.
Le Dr Lœwenstein : La peur de la castration s'associe à un infantilisme du moi. Le comportement est pré-œdipien. Il pourrait s'agir d'une schizophrénie simple.
Mme Morgenstern : Son manque de censure et certaines regressions peuvent faire penser à une schizophrénie. Il est possible que le Dr Borel ait ranimé ce qui subsistait de sain, mais il faut craindre des rec