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Mesdames, Messieurs,
J'imagine que mon dernier exposé (1) a dû laisser une étrange impression aux analystes praticiens qui se trouvent parmi vous. La plupart de mes procédés, tels que je vous les ai présentés, contredisent, en effet, sur trop de points les règles de la technique psychanalytique qui nous ont été données jusqu'à présent.
Considérez encore une fois mes divers procédés: je fais à la fillette une ferme promesse de guérison, estimant qu'on ne peut demander à un enfant de s'engager dans une voie inconnue avec une personne étrangère si le résultat n'apparaît pas certain. Je réponds ainsi à son désir évident d'être commandée avec autorité et d'être conduite en toute sécurité. Je me propose à l'enfant comme alliée et critique avec lui ses parents. Dans un autre cas, j'entreprends une lutte secrète contre l'entourage de l'enfant et je cherche par tous les moyens possibles à gagner son affection. J'exagère la gravité d'un symptôme et j'effraie le patient pour atteindre mon but. Enfin, je m'insinue dans la confiance de l'enfant et je m'impose à des êtres qui sont persuadés de pouvoir très bien se tirer d'affaire sans moi.
Que reste-t-il de la réserve prescrite à l'analyste, de la prudence avec laquelle on met sous les yeux du patient, comme une perspective