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Sans avoir la prétention de trancher le problème de la pathogénie de l'homosexualité, nous pensons qu'il y a lieu de distinguer à ce point de vue trois groupes d'inversion sexuelle. Le premier ne nous intéresse pas ici: ce serait l'homosexualité due à un trouble organique précis (glandulaire ou autre). Notre deuxième groupe renfermerait l'homosexualité d'origine psychique.
Mais ici, on doit à notre avis, établir une distinction très importante. A savoir: l'homosexualité perversion et l'homosexualité névrose.
Cette distinction nous paraît capitale, tant au point de vue clinique que thérapeutique. Elle seule nous donne la possibilité de formuler un pronostic. L'homosexuel pervers n'a point ou peu d'autres anomalies, il vit sans troubles intérieurs, « confortablement installé dans son vice ». Il n'en souffre que si des complications extérieures (sociales) interviennent. Il ne guérira jamais quoi que l'on fasse — et d'ailleurs il est peu probable que quelque chose puisse être tenté pour lui, pour la bonne raison qu'il ne nous le demandera jamais.
L'homosexuel névrosé réalise un type très différent du pervers.
Lui, c'est un névrosé et qui souffre de sa névrose. Sa vie est remplie de difficultés psychiques apparemment indépendantes de son trouble sexuel.
Il peut souffrir directement aussi de son inversion, mais pas toujours. Ce dernier type mérite d'être différencié, car il justifie pleinement une intervention thérapeutique.
La psychanalyse a eu le mérite de relier les anomalies sexuelles