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Mane Odier présente une communication: Contribution a l'étude du surinai féminin. Après avoir exposé deux cas (Annette et Claire) et les avoir interprétés, Mme Odier conclut que si le garçon peut normalement supporter la rivalité avec son père, parce que l'objet de sa libido est la mère, la fille éprouve beaucoup plus de peine à supporter la rivalité avec la mère, en raison des traces ineffaçables des premières impressions de sa vie. L'inhibition sexuelle chez la femme est beaucoup plus forte en général parce que ses premières manifestations sexuelles sont de nature à l'éloigner de la mère et cette peur de perdre l'amour maternel remplace l'angoisse de castration chez le garçon (1).
Le Dr Parche mine y remercie Mme Odier et ouvre la discussion.
Mme Marie Bonaparte demande des précisions sur les tendances homosexuelles d'Annette et de Claire et remarque que chaque individu possède quelques tendances de ce genre.
Le Dr Odier observe que Sachs et Alexander ont distingué une homosexualité constitutionnelle, «sans trace de complexe œdipien ni aucune attirance pour le sexe opposé, et une homosexualité complexuelle.
Le Dr Borei rapporte des cas d'homosexualité pure, le sujet (homme ou femme) n'ayant jamais eu Je moindre désir hétérosexuel.
Le Dr Schiff voudrait qu'on tint compte du facteur endocrinien, Des femmes homosexuelles avaient une tumeur des surrénales (avec développement de caractères virils, tels que pilosité, etc.). Des homosexuels étaient, anatomiquement, des hermaphrodites.
Le Dr Nacht, au contraire, a guéri par l'analyse des tendances homosexuelles accompagnant des troubles endocriniens.
Le Dr Lœwenstein remarque que l'endocrinologie ne peut pas expliquer à elle seule l'homosexualité active de l'homme ou passive de la femme. L'instinct sexuel montre une certaine possibilité de choisir son objet (masculin ou féminin). Les soi-disant constitutionnels ont au moins aimé leur nourrice. D'autre part, la femme éprouve le besoin instinctif d'être protég