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La Medical Review of Reviews a consacré son numéro de mars 1930 tout entier à la Psychopathologie, et en a confié la publication à l'actif D. Feigenbaum, qui a poursuivi là un but excellent de propagande psychanalytique et l'a mené à bien. Il a voulu montrer aux lecteurs de cette revue de médecine générale les réalisations de la Psychopathologie psychanalytique. Il a réuni à cette intention deux groupes d'articles: pour le premier groupe, il a choisi, nous dit-il, non les psychoses, clairement reconnaissables et officiellement enseignées, ni les névroses, qui ont fait l'objet de nombreuses expositions de la part de Freud et de ses élèves, mais les caractères névrotiques, parce que moins bien délimités et moins étudiés, et parce que, étant au fond ou au premier plan de beaucoup de syndrômes cliniques, ils confrontent ainsi les médecins et même les juges dans leur pratique journalière, ce qui rend une compréhension de leur structure dynamique essentielle à l'appréciation de nombreuses conditions pathologiques, plus ou moins importantes socialement, Feigenbaum a joint à ces études un second groupe d'articles sur la neurasthénie (choisie pour; représenter les névroses vraies), parce que le terme est encore utilisé à tort et à travers, et parce que, les syndrômes appelés neurasthéniques fournissant un excellent exemple de l'interdépendance des facteurs psychiques et somatiques, leur étude, faite du point de vue de la théorie de la libido, peut mener à une compréhension plus profonde de la base somatique dernière qu'on suppose généralement aux phénomènes névrotiques.
De distingués collaborateurs ont répondu à l'appel de F., et Freud a écrit, en guise de Préface, quelques mots lapidaires où il morigène sans indulgence les médecins américains qui pratiquent la psychanalyse, bien qu'ayant avec elle une familiarité insuffisante: « La popularité d'un terme, dit-il, n'est la preuve ni d'une attitude bienveillante envers le sujet, ni d'une large dissémination ou d'une compréhensi