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Depuis longtemps, les psychanalystes se sont efforcés de trouver un moyen de raccourcir la durée des analyses. L'impossibilité, pour le médecin, de se charger de beaucoup de malades à la fois, les frais considérables que représentent les longs mois d'analyse rendent une solution de ce genre particulièrement désirable, et pourtant la plupart des solutions proposées jusqu'ici semblent avoir donné des résultats négatifs. Steckel, en raccourcissant ses analyses, les a rendues très superficielles; Rank, en réduisant les dernières résistances aux traumatismes de la naissance, utilise une idée trop théorique pour qu'elle puisse donner toujours de bons résultats. Il semble que, dans cet ordre d'idées, il n'y ait guère que l'analyse active, au sens de Ferenczi et de Laforgue, qui puisse parfois remédier aux inconvénients du facteur temps; mais encore cette notion d'analyse active demanderait-elle à être précisée.
Un autre effort tendant à raccourcir l'analyse a été fait par l'école de Jung et de Maeder, qui ont essayé d'introduire des notions de synthèse de la personnalité à côté de celle de l'analyse. J'ai dit ailleurs qu'à mon sens ce mélange de deux méthodes n'était pas rationnel. Si l'on construit la personnalité, on tend à faire oublier le passé; l'analyse, au contraire, cherche à le faire revivre. Jung écrit, par exemple:
« Les deux théories dont je viens de parler, à savoir celles de Freud et d'Adler, sur l'étiologie des névroses, ne sont pas générales. On pourrait les appeler partielles. Elles sont des moyens thérapeutiques indirects, leur action est, avant tout, de détruire et de réduire. A chaque chose elles disent: « Tu n'es rien d'autre que… ». Quand nous savons d'où proviennent les éléments d'une vie, nous n'en avons expliqué que la moitié…, car, par là, elle n'est pas