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Le secrétaire donne des informations concernant le Congrès de Psychologie qui doit se tenir à Copenhague en juillet 1932 et fait part d'une enquête du Dr Genil-Perin sur la psychanalyse au point de vue médico-légal.
M. Lœweustein expose un cas de névrose obsessionnelle dont il désire que le détail ne soit pas publié.
A ce sujet, M. Cénac insiste sur l'importance du contenu de la première obsession, la plus proche du contenu inconscient. L'obsession constituée résulte d'une surdétermination, en rapport avec la personnalité du sujet et les circonstances environnantes. En général, elle représente un refuge contre une tendance agressive ou contre un sentiment d'infériorité. Il remarque que le Dr Lœwenstein a joué un rôle assez, actif dans cette analyse et reconnaît que, dans les obsessions, une technique active est généralement nécessaire.
Mme Marie Bonaparte attire l'attention sur le rôle de la prédisposition constitutionnelle dans l'obsession. Dans la cure, il convient non seulement d'analyser les symptômes actuels, mais de remonter jusqu'à leurs origines infantiles les plus anciennes. Il peut arriver qu'une hystérie se transforme brusquement en névrose obsessionnelle, comme dans un cas de Freud.
M. Borel confirme l'apparition tardive de certaines obsessions, vers 47 ou 48 ans.
M. Allendy rappelle que l'obsession est toujours en rapport avec un trouble des instincts digestifs. Abraham et Freud l'ont rattachée au complexe anal.
Mme Morgenstern souligne la valeur symbolique du symptôme obsessionnel L'obsession est un langage à déchiffrer, et dont la clé n'a qu'une valeur temporaire.
Mme Jouve-Reverchon cite un cas où elle estime qu'il y a eu passage de l'hystérie à l'obsession, le même symptôme n'ayant fait que changer de caractère.