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Une jeune femme de 25 ans, jaune mariée, s'est présentée chez moi souffrant d'angoisses, d'insomnie, d'apathie et de malaises physiques. Les médecins sont arrivés à la conclusion que ceux-ci, accompagnés de température dépassant 38, étaient dus à une appendicite. L'opération a été décidée. Cependant, la jeune femme tenait à essayer d'abord un traitement psychanalytique.
L'opération de l'appendice n'a pas eu lieu, car le professeur agrégé chez qui je l'avais dirigée s'y était absolument opposé.
Son mari provenant de Tunisie, le jeune couple remettait toujours son voyage, la jeune mariée ne pouvant pas se décider à quitter ses parents.
Je l'ai vue dix-sept fois. Ce qui m'avait surtout frappée dans ce cas, c'est la fertilité de chaque séance. Chaque explication que je lui donnais apportait des fruits. La courte analyse a formé un cycle des réactions typiques dans chaque analyse, mais en raccourci. La malade a compris le complexe d'Œdipe, les remords d'abandonner le père qu'elle aidait activement dans sa profession, les remords vis-à-vis de la mère à qui elle a enlevé eu grande partie l'affection, etc. La maladie s'est déclanchée à la suite d'un accident d'auto qui a coûté la vie à une autre jeune mariée habitant le même hôtel que notre malade, au cours de son voyage de noce.
Depuis huit mois, la guérison dure, les nouvelles que j'ai reçues d'elle et par l'intermédiaire de ses parents, ne laissent rien à désirer.
Je me demande si le fait seul que la malade s'est adressée à moi deux mois après l'éclosion de la névrose peut expliquer la guérison rapide. Je ne le croîs pas.