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P. Schilder : Notes on the Psychopathology of pains in Nevroses and Psychoses (Notes sur la psychopathologie de la douleur dans les névroses et psychoses). — Schilder et Stengel ont observé dans certains cas de lésions du cerveau des réponses anormales à la douleur : réaction incomplète à la piqûre, aux coups ; quelquefois réaction partielle, parfois même recherche spontanée d'excitation désagréable. E. Popper a constaté des faits analogues chez les oligophrènes. Schilder et Bender les ont vus chez des catatoniques. Il faut admettre une infériorité constitutionnelle de l'appareil cérébral qui préside à la douleur et à la conduite appropriée à cette sensation (asymbolisme). Dans quelques cas cités (troubles sexuels, hypocondrie, paralysie, etc.) on trouve une relation avec le sadomasochisme. Les patients aiment la sensation pénible, leurs organes sont en quelque sorte avides d'excitation. S'il y a une forte stimulation, le malade la ressent nettement et avec plaisir. Il faut rapprocher tous ces faits de l'anesthésie et l'analgésie hystérique dont M. Schilder cite un cas.
D'autre part, on peut opposer ces exemples d'insensibilité à la souffrance, à d'autres cas, d'hyperesthésie ou de douleurs violentes spontanées, sans cause organique, dues à des troubles psychiques que la psychanalyse a pu déceler. L'auteur cite en détail l'observation d'un malade souffrant de douleurs génitales : il s'agit d'un individu fortement sado-masochiste, homosexuel, fortement attaché à son frère, persécuté par ses parents, et avec lequel il s'identifiait. Ses rapports avec sa femme dénotaient un caractère sadique. Lui-même aimait à s'infliger toutes sortes de châtiments corporels. M. Schilder prétend que la différence entre les douleurs d'origine physique et fonctionnelle (psychique) réside dans leur localisation et la direction de leur irradiation. Dans le premier cas, c'est de la périphérie que partent les sensations pénibles, cheminant vers le centre (le moi) ; dans le second, c'est le ce