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F. Alexander : Buddistic Training as an artificial Catalonia (Entraînement bouddhiste comme forme de Catatonie artificielle). — Dans cet article intéressant et instructif, M. Alexander fait en quelque sorte une psychanalyse de l'état de transe où se plongent les disciples de Bouddha. Dans cet espèce de sommeil léthargique, les adeptes de la doctrine du Yoghi prétendent arriver peu à peu, par l'entraînement et l'exercice, à
une destruction complète du moi. En somme, on peut caractériser cet état de raideur et de contemplation intérieure comme une forme de régression : il y a une fuite hors du monde extérieur, absorption en soi-même, comme cela se passe dans la schizophrénie. C'est donc une sorte de névrose narcissique artificielle. L'auteur passe en revue les diverses étapes parcourues pendant cet absorption mentale. En premier lieu, le bouddhiste ressent un dégoût profond pour soi-même, pour son propre corps ; des pensées tristes accompagnent ses émotions ; le monde et le sujet lui-même sont considérés comme pervertis, méritant la pitié et l'horreur. Cette attitude ressemble en tous points à celle du mélancolique : même sadisme du moi à l'égard des objets, du surmoi à l'égard du moi, même narcisme partiel, mêmes sentiments de culpabilité.
Puis cette phase fait place à un stade positif où tout intérêt à l'ambiance a disparu ; le sadisme n'existe plus ; la libido est devenue entièrement narcissique. Il y a un sentiment de plaisir à ressentir l'existence de son propre moi. C'est à proprement parler un état correspondant à celui de la schizophrénie. On voit par là se confirmer indirectement le fait que la régression du schizophrène est plus profonde que celle du mélancolique.
Puis, peu à peu (troisième étape), les sentiments de plaisir diminuent et à la quatrième phase on ne trouve plus qu'une impression de vacuité et d'uniformité complète. L'apathie, la torpeur, l'immobilité du corps sont absolus, comme dans la raideur catatonique : l'introversion progressive est arriv