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Oliver L. Reiser : The biological origins of Religion (Les origines biologiques de la religion). — (L'auteur développe ici une théorie personnelle et originale sur l'origine du sentiment religieux chez l'homme ; c'est une conception assez audacieuse, et sur laquelle nous pourrions
faire plus d'une réserve, mais qui dénote chez M. Reiser le besoin de ramener si possible tous les phénomènes naturels (et l'émotion religieuse en est un) à des principes communs. Le Dieu primitif de toutes les anciennes religions, celui dont sont issus les autres, c'est le Dieu du Soleil et de la Lumière ; l'homme a déifié cet astre qu'il a considéré comme la source de toute vie, de toute réalité, de toute joie. Cette conception a l'avantage de se baser sur des faits biologiques connus. La biochimie nous a enseigné que la synthèse première du protoplasme, vivant à partir de ces éléments constitutifs, s'est faite grâce à l'action catalytique des rayons solaires. Cette influence activante a laissé des traces dans toute matière vivante. On peut parler de mémoire protoplasmique de la lumière. Or, si l'être vivant a gardé inclus en lui le souvenir de l'action bienfaisante du soleil grâce à laquelle il existe, il en résultera un besoin constant de se rapprocher de cette source lumineuse, de rechercher ces mêmes rayons (héliotropisme). Chez les êtres supérieurs, ses souvenirs inconscients se sont localisés dans la partie la plus ancienne du cerveau, le paléencéphale, siège de la vie animale, instinctive. La tendance vers la lumière s'est manifestée par un processus d'excroissance, la production des yeux, prolongement extérieur du cerveau. Les émotions, besoins, instincts biologiques se sont peu à peu sublimés, rationalisés ; mais on peut tout de même retrouver dans certaines conditions les traces de cette origine biologique du sentiment religieux. Ainsi, la vision éidétique (Jaensch) est une survivance d'une faculté imaginative visuelle, existant autrefois, disparue normalement aujourd'hui. Ai