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Une étape décisive a été franchie dans la compréhension des psychonévroses, quand la notion de raison psychologique d'un symptôme a été mise en valeur, quand on a pu préciser certains mécanismes psychologiques présidant à la formation des groupements morbides.
A cette idée que le symptôme avait une valeur psychologique, s'est adjointe la notion de dynamisme, c'est-à-dire d'une valeur énergétique, créatrice à proprement parler du symptôme.
Toutefois, quand il s'agit d'expliquer le pourquoi de ces mécanismes, de pénétrer l'essence même des symptômes ressortissant des trois grands groupes des psychonévroses, phobies, obsessions, hystérie (ce qui constitue le but limité de ce travail), la difficulté commence, et les différents auteurs qui se sont attaqués à ce problème en ont bien montré la complexité. Au cours d'un de ses travaux : inhibition, angoisse et symptôme, Freud montre l'impossibilité où nous sommes de pouvoir donner une réponse satisfaisante. C'est-à-dire qu'il n'est pas de mon intention d'apporter ici une lumière décisive, mais d'essayer de montrer que, si l'on part de constatations fondamentales, tirées de l'observation des faits cliniques, il est possible d'envisager certains rapprochements, et, à titre d'hypothèse, de tirer certaines conclusions.
Dans l'étude des psychonévroses, si l'on envisage dans les grandes lignes les faits, on peut avancer ce qui suit :
Les psychonévroses apparaissent comme le résultat d'un conflit qui, schématiquement, a lieu entre des activités psychiques supérieures et des pulsions instinctives. Les instincts susceptibles d'interdiction