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Je n'entends pas ici traiter des autoérotismes en général. Ce sont ces actes conscients qu'en dehors même de l'acte onanistique génital proprement dit, autoérotisme suprême, un sujet entreprend sur son propre corps, et dont la racine profonde instinctuelle, libidinale, se trahit par un caractère d'irrésistibilité et d'insatiabilité : tel l'acte si universel de fumer, satisfaisant, par le contact du cigare, de la cigarette ou du tuyau de pipe, et le fait de les sucer et d'aspirer et rejeter la fumée, l'érotisme oral du fumeur.
Il est vrai que ce cas, que j'ai cité en premier à cause de sa quasi-universalité, n'est pas pur : il s'y mêle un élément, et non pas des moindres, de toxicomanie. La toxicomanie, par ailleurs, pourrait être qualifiée d'autoérotisme sur une grande échelle : le sujet, en effet, y satisfait sa libido sans recourir à quelque objet d'amour