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Karen Horney : Die Angst vor der Frau (La peur de la femme). Dans la littérature, on trouve maintes fois exprimé le thème de la peur ou de l'horreur : Lorelei, sirènes, sphynx, sorcières, etc… Les us et coutumes des hommes primitifs, de l'antiquité et du Moyen Age laissent voir ces mêmes émotions. C'est un fait que les hommes ont craint longtemps le contact de la femme pendant ses règles ; ils éprouvent parfois encore
aujourd'hui une peur devant la défloration d'une vierge et la punition qu'ils peuvent encourir pour cet acte (castration). Freud a parlé du talion de la castration, mais son explication paraît insuffisante à Mme Horney. L'homme a de la peine à s'avouer à soi-même cette crainte instinctive ; il cherche à la compenser soit en embellissant l'imago féminine, soit en la rabaissant et tâchant ainsi de se montrer supérieur à la femme. L'analyse révèle souvent très nettement, de manière directe ou symbolique (eau, mer, etc.) la peur du sexe féminin : celle-ci est encore plus évidente chez les homosexuels et les pervers qui évitent complètement le contact avec la femme. Cette crainte se cache souvent derrière la peur apparente de l'homme (= père) qui paraît plus explicable et avouable, tandis que la première renferme un élément de mystère angoissant. Pour s'expliquer cette horreur instinctive, Mme Horney suppose que l'ignorance du vagin chez l'enfant et la prédominance chez lui de l' « organisation phallique » n'est que secondaire : en effet, les impulsions phalliques tendent à la pénétration en quelque chose de creux que le petit garçon devine, suppose correspondant à son organe viril. Il est probable qu'il a fait la découverte du vagin de sa mère et même si dans les analyses on trouve plutôt des symboles de l'anus ou de la bouche, ceux-ci recouvrent souvent les organes génitaux féminins. Jusqu'à la puberté, cette angoisse du mystère de la femme persiste et provoque des mouvements de répulsion devant des filles et femmes à la première phase de la puberté. Qu