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Mesdames, Messieurs,
Permettez-moi de vous entretenir aujourd'hui de quelques aspects de la résistance du malade, au cours et à la fin du traitement psychanalytique.
La résistance opposée par le malade au traitement est en rapport avec la structure psychique que nous présente sa maladie. Cette structure est consécutive à un conflit affectif généralement infantile et qui a déterminé une lutte particulière entre les pulsions refoulant et les pulsions refoulées du sujet. Nous avons déjà expliqué, Hesnard et moi, dans notre rapport, qu'il y avait des. pulsions qui devraient faire partie de la personnalité normale et s'intégrer dans l'ensemble de l'activité, tant sexuelle que sublimée de cette dernière. Ces pulsions, considérées au moment de leur développement comme un danger et, pour ce motif, combattues par des contrepulsions, sont rapidement devenues inconscientes et ont subi de la sorte un arrêt dans leur évolution. Il est donc naturel qu'elles aient engendré des troubles au fur et à mesure qu'elles prenaient l'habitude de s'engager dans des directions autres que normales. Vous savez que le travail analytique a pour but de permettre à ces pulsions, refoulées de reprendre le cours normal de leur développement autrefois interrompu, ce qui ne peut se faire que par la destruction du barrage qu'ont créé les contrepulsions. Le barrage établi dans l'inconscient est une œuvre du Surmoi et du Je. Ce sont ces deux instances qui ont créé la cuirasse des résistances chargées de garder prisonnière l'affectivité de nos malades, cuirasse douloureuse à porter, mais qui, néanmoins, a comme fonction de protéger, pour ainsi dire, le sujet contre lui-même et d'établir une sorte d'équilibre