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Le nombre des auteurs qui ont étudié la magie dans la religion est eonsidérable. L'éthnologue, le sociologue, le psychologue, chacun dans son domaine, sont en effet obligés de s'occuper de cette question.
D'après Frazer, la magie, la religion et la science ne seraient au fond que les différentes attitudes psychiques que l'homme, suivant son degré de civilisation, adopte en face des problèmes de l'univers.
En ce qui concerne l'origine de la magie et de la religion, les opinions varient considérablement. Les uns croient que magie et croyances religieuses se sont développées côte à côte ; les autres affirment au contraire que la magie représente l'attitude primitive de l'homme en face de ce qui le dépasse, et que la religion se serait lentement développée sur la base de croyances magiques telles que le totémisme ou le fétichisme.
La difficulté principale que tous les chercheurs qui se sont occupés du sujet ont rencontrée se résume de la façon suivante : Qu'est-ce que la magie ? Quelle est l'attitude de l'homme dans la magie ou dans la religion ? Le problème ainsi posé nous paraît au fond un problème d'ordre affectif et nécessitant, pour être résolu d'une façon satisfaisante, l'intervention du psychologue.
Or, nous croyons que les moyens d'investigation qu'emploie ce dernier, sont très imparfaits, — surtout s'il ne dispose pas, pour interpréter les faits, de l'expérience fournie par la psychanalyse. Et c'est pourquoi la plupart de ceux qui se sont occupés du problème, se sont heurtés à des difficultés considérables, difficultés qui ont donné lieu, chez certains auteurs, à des contradictions dans le raisonnement, à des faiblesses et à des obscurités dans l'argumentation. Mais laissons-leur la parole. Ecoutons d'abord Frazer.
Frazer dit dans The Golden Bough (III, p. 458) : « Dans la magie, l'homme cherche à se servir de sa propre force pour surmonter les difficultés et les dangers qu'il rencontre de tous côtés. Il croit à l'existence d'un certain ordre de choses dans la natur