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Voici un livre qui oblige à réfléchir. Des perspectives nouvelles s'ouvrent devant nous. Notre pensée s'irrite même, par instants, d'être conduite à l'opposé des vues où nos maîtres l'avaient guidée. Un livre de paradoxes contre lesquels nous voudrions nous insurger et pourtant avant de juger soyons prudents. Avant de nous prononcer, il nous faut conduire notre expérience sous l'angle de ces perspectives nouvelles. En tout cas, remercions le Dr Allendy de nous sortir d'une ornière.
Voici les thèses principales de l'auteur.
Les médecins tendent trop à considérer la guérison d'une façon négative, comme la cessation de la maladie. Cependant, les symptômes ne constituent pas toute la maladie et la guérison comporte des caractères positifs. Elle représente un processus d'adaptation vitale ayant les avantages et les inconvénients d'une spécialisation.
De ce point de vue, il est difficile de tracer les frontières exactes du morbide. « Chaque nuit de sommeil guérit l'épuisement du jour et on pourrait aller jusqu'à dire que chaque inspiration guérit l'asphyxie menaçante. Vivre, c'est perpétuellement guérir. » (p. 19).
La guérison est un processus que nous ne saurions limiter ni dans le temps ni dans l'espace.
« La vie exprime un principe d'unité dans l'ensemble et les parties de l'individu, avec une organisation et une centralisation telles que chaque élément reflète exactement le tout. Il s'ensuit que les particularités physiologiques et psychiques de l'homme s'assemblent selon certaines règles que nous découvrons dans les tempéraments, les constitutions, les types médicamenteux, etc., et les modes de combinaisons sont assez définis pour que de l'examen d'une partie, on puisse tirer une connaissance de l'ensemble (facies, œil, main, ongle, pouls, etc.), ou que l'on puisse par l'excitation de cette partie, modifier le corps entier (centrothérapie, médecine chinoise, réflexothérapies diverses)… Il n'existe jamais de maladie vraiment locale. » (p. 23).
Nous ferions une réserve sur l