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Mesdames, Messieurs,
C'est de « sexologie » que je dois vous parler. Nous allons commencer par l'exécution de ce mot : il est affreux, il est mal construit et il est vague. Bien qu'il soit fâcheusement consacré par un usage de plusieurs années déjà, bien que de savants congrès se soient réunis sous ce vocable et que notre collègue, M. le professeur Hes nard, ait consacré un important traité à la science nouvelle qu'il prétend désigner, je n'en ferai point usage.
Le terme de biologie sexuelle dit beaucoup mieux ce dont il s'agit. Si je n'avais été pris de court, lors de l'élaboration du programme de nos leçons, j'aurais aimé de dire, plus précisément encore : « bio logie psycho-sexuelle ».
Nous voici sur un terrain bien mal délimité. Car cette désignation implique l'étude de l'ensemble des faits biologiques au sens le plus large du mot, c'est à dire l'ensemble des faits botaniques et zoologiques, paléontologiques et actuels, considérés sous tous leurs aspects (anatomo-physiologique, biochimique, psychologique, etc.), en rapport avec la notion de sexe d'abord, puis avec la reproduction et les phénomènes qui la préparent.
Il nous faut tout d'abord, selon la bonne méthode, tenter de serrer de près la définition et le contenu des termes que nous employons.
La notion de sexe est de celles que nous n'éprouvons pas le besoin de définir, tant elle nous paraît naturelle. Nous l'avons acquise, dès l'enfance, par la constatation de l'ensemble des différences morphologiques