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Le Dr Borel ouvre la séance en rappelant le deuil dont la Société de Psychanalyse a été frappée, par la mort de Mme Sokolnicka, l'un de ses membres les plus anciens et les plus actifs. A raison de l'heure tardive, il reporte à la prochaine séance l'éloge de notre regrettée collègue. Il demande au Dr Leuba de bien vouloir lire trois lettres de condoléances, du Dr Jones, président de la Société internationale de Psychanalyse, de Mlle Freud, qui exprime sa sympathie émue en son nom personnel et au nom de la société viennoise, et du président de la Société allemande de Psychanalyse. Le Dr Parcheminey lit une lettre de remerciements de la part de la famille de notre collègue.
Mme Marie Bonaparte expose ensuite c'est, avec le complément apporté par le Dr Loewenslein sur le même sujet, l'ordre du jour ses conceptions de « la phase phallique chez la fillette ».
Contrairement à ce qui apparaît dans le tableau d'Abraham, une pre mière phase phallique comporte l'affirmation du phallus.
Dans la seconde phase phallique, l'amour de l'objet est exclusif de l'organe génital. Cette exclusion, qui seule correspond à celle postulée par Abraham, porte sur le sujet ou sur l'objet. La femme doit apprendre l'exclusion du phallus sur le sujet, tout en le conservant sur l'objet. L'homme à l'inverse.
Il semble que la première phase orale soit plutôt passive, malgré l'activité que représente la lutte pour la succion. Quant aux phases anales, on n'est pas encore très au clair sur leurs caractères. La première phase lui semble présenter une certaine activité : idée des excréments nocifs que l'on peut projeter sur le monde extérieur. La seconde phase, de rétention, semble passive.
Quant à la phase phallique, qui commence pendant la seconde phase, anale, de rétention, elle devient assez vite active. On y voit culminer le complexe d'Œdipe du petit garçon et le complexe d'Œdipe actif de la