You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Les premières conclusions qui s'imposent dans l'étude de l'hystérie, vue sous l'angle de la psychanalyse, sont de deux ordres: les premières visent à une conception étiologique de cette névrose, différente de celles exposées par d'autres auteurs, conception basée sur la notion essentielle de valeur psychologique d'un symptôme morbide, sur le fait que cette valeur psychologique est liée à l'évolution de l'instinct sexuel. La deuxième conclusion est dans la valeur d'un critère thérapeutique, la disparition du symptôme qui représente objectivement la maladie s'effectuant soit par le phénomène de la catharsis, soit par l'utilisation rationnelle du phénomène du transfert.
Le mécanisme essentiel de la névrose, et Freud l'a mentionné d'une façon explicite, n'a pas été abordé. Pourquoi l'hystérique se sert-il de manifestations corporelles pour exprimer les affects inhibés? Pourquoi la conversion hystérique? Quel en est le mécanisme essentiel? Telles sont les questions qui se posent et qui visent à aller plus profondément dans l'étude de la structure même de la névrose.
Quelle a été, en dehors du mouvement psychanalytique, l'opinion des principaux auteurs sur cette question? Parmi ceux-ci, nous ne mentionnerons pas les deux auteurs qui se sont attachés à cette étude, je veux dire Kretschmer et von Monakow, car il apparaît que leurs conceptions sont grandement dérivées de celle de Freud.
P. Janet, qui a mis en relief avec une si grande finesse d'observation clinique les premières études sur les hystériques, études psychologiques, ne conclut pas quand il veut expliquer le mécanisme des symptômes: « Il faudrait, dit-il, passer en revue la pathologie mentale, et même une partie importante de la pathologie physique pour montrer tous les désordres psychiques et corporels que peut produire une pensée persistant en dehors de la conscience personnelle. » Beaucoup de phénomènes organiques peuvent être rattachés à des idées fixes modifiant les fonctions