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Dans son introduction sur le problème du caractère, Wallon pose quelques données importantes que nous tenons à reproduire ici:
« La psychologie du caractère, écrit-il, est de celles où les méthodes de la psychologie traditionnelle sont le plus manifestement insuffisantes — celles où les recherches paraissent le plus tâtonnantes, — mais celles aussi où la psychologie de l'enfant semble pouvoir apporter la contribution la plus décisive. »
Wallon écarte très justement l'opinion qui voudrait réduire le caractère à la constitution physiologique et s'en tenir aux tempéraments sanguin, nerveux, flegmatique et mélancolique. « C'est en somme, écrit-il, partir du plus élémentaire pour obtenir, par voie de déduction ou de combinaison, les manifestations dans lesquelles s'extériorise la personnalité totale du sujet, autrement dit, c'est réduire l'ensemble au simple jeu des éléments, hypothèse insoutenable en biologie et, à plus forte raison, en psychologie, car deux faits essentiels se trouveraient ainsi éliminés d'emblée, celui de l'adaptation au milieu et celui de la continuité spécifique ou individuelle. » Wallon nous propose une définition du caractère assez satisfaisante. (Nous ne discutons pas ici le détail des idées de Wallon, ayant eu l'occasion dans des articles récents d'exposer notre point de vue sur le problème du caractère.)
« Il est pour chaque individu sa manière habituelle ou constante de réagir, à condition toutefois de ne pas entendre par façon de réagir une certaine forme de réactions particulières et toujours semblables à elles-mêmes, mais plutôt une sorte de parenté latente, qui unirait les réactions entre elles, fût-ce à travers les circonstances et les situations les plus variées. D'ailleurs, une réaction ne fait pas qu'affirmer les traits fixes du caractère, elle est capable de les modifier. C'est le domaine où apparaît de la façon la plus directe la nécessité d'envisager la personnalité totale, la Ganzheit, comme Stern l'exige pour toutes les réactions psy