You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le Dr Parcheminey, président, ouvre la conférence par l'allocution suivante:
Mesdames, Messieurs,
J'adresserai tout d'abord mes remerciements et ceux de notre Société à M. le professeur Claude, qui nous a toujours donné l'appui de sa haute autorité et qui met chaque année, avec tant de bienveillance, l'amphithéâtre de la clinique à notre disposition.
Notre congrès sera voilé de tristesse par le fait de la disparition brutale d'une collègue, Mme Eugénie Sokolnicka. Je veux dire combien cette perte nous est douloureuse; c'est une excellente amie et une psychanalyste éminente qui disparaît.
Je tiens à souligner ici le rôle de premier plan que Mme Sokolnicka a joué dans la formation de notre Société. Elève de Jung, puis de Freud et du regretté Ferenczi, Mme Sokolnicka étudia la psychanalyse de 1911 à 1921 et, à cette date, arriva à Paris où elle ne put prendre contact, au début, qu'avec un milieu littéraire. Cela ne correspondait nullement à son orientation toute clinique, et quand elle put se mettre en rapport avec les collègues qui apportaient à la psychanalyse leur foi ardente, leur souci d'objectivité scientifique et leur énergie peu commune, Mme Sokolnicka put d'emblée les faire bénéficier de tout son acquit et rendit par son enseignement didactique un service considérable.
Après des années de lutte en commun, notre collègue aura eu la joie d'assister au développement progressif de notre Société, à l'essor de plus en plus grand de la psychanalyse dans le monde,