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L'observateur le plus superficiel ne peut s'empêcher de le voir: au domaine des fonctions de reproduction, le lot, en douleurs, de l'homme ou de la femme, n'est pas égal. Tandis que l'homme ne participe à celles-ci que par un seul acte, le coït, nécessairement pour lui voluptueux, — la fonction de reproduction coïncidant pour lui avec la fonction érotique, — la femme subit périodiquement la souffrance, plus ou moins accentuée suivant les cas, des menstrues; elle doit voir s'instaurer le rapprochement sexuel lui-même par l'acte plus ou moins sanglant de la défloration; elle porte enfin l'enfant dans le malaise et accouche dans la douleur, sans parler des troubles souvent douloureux de la lactation.
Aussi la Bible (2) avait-elle déjà caractérisé la femme par la douleur propre à l'enfantement, châtiment du péché originel. Michelet (3) a qualifié la femme d' « éternelle blessée ». Et, dans la littérature psychanalytique, Freud (4), discutant du masochisme, ce