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Traduit de l'allemand
C'est un lieu commun que le sexe féminin montre une certaine régression dans le domaine des satisfactions sexuelles. Et c'est avant tout la frigidité, si fréquente, qui paraît confirmer une régression de la femme, dans ses aspirations naturelles à cet ordre de satisfactions.
Freud suppose que la cause doit en être recherchée dans le fait que la réalisation du but biologique de l'agression est l'apanage de l'homme et qu'elle est devenue indépendante du consentement de la femme.
Des recherches de physiologie comparée semblent en effet l'établir. C'est ainsi qu'un médecin hambourgeois, R. Elkan (1), prétend, dans un travail paru très récemment, qu'il est tout à fait exceptionnel, dans le règne animal, de voir l'orgasme éprouvé par la femelle. La nature aurait veillé à ce que la femelle ne pût se dérober à l'acte sexuel avant que le mâle ait déposé sa semence, non pas en accordant pour mobile à la femelle une sensation de plaisir, mais en permettant au mâle de fixer, au moyen d'organes spéciaux, la femelle pendant l'acte — même si elle cherchait à s'y dérober. Ces dispositifs génitaux et extra-génitaux de fixation chez le mâle se voient dans presque tous les ordres zoologiques, ainsi qu'Elkan cherche à le démontrer par de nombreuses figures tirées de la zoologie. Ce n'est que lorsque des membres apparaissent que l'on voit ces organes de fixation se faire rudimentaires et disparaître. Les seules exceptions, qui sembleraient ici vraiment confirmer la règle, seraient fournies par deux formes animales: certains poissons