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La clinique psychanalytique est une matière vaste et complexe que nous n'avons pas la prétention d'épuiser en cinq cours. Je m'estimerais heureux si je réussissais simplement à vous en donner un aperçu général.
Il est indéniable qu'une bonne expérience clinique nous est, en psychanalyse, aussi indispensable que l'est, pour un chirurgien, une bonne expérience opératoire. Or, il ne suffit pas de suivre un cours pour l'acquérir; notre meilleur professeur reste toujours le malade, et la meilleure expérience clinique nous est fournie par nos fautes et nos erreurs. En psychanalyse, en effet, il ne suffit pas de savoir établir un diagnostic pour être en mesure de comprendre un cas. Et c'est la compréhension de ce dernier qui détermine généralement notre attitude au cours d'un traitement. Bien des cas ne se laissent même pas ranger dans le cadre traditionnel de la classification des névroses, classification trop étroite pour notre matière encore plastique, en continuel devenir, et qui nous oblige à observer les choses d'un peu haut, sans exiger des formules, des concepts et des théories plus qu'ils ne nous peuvent donner.
Ceci dit, voyons comment nous pourrions aborder notre sujet de façon à le rendre aussi instructif que possible.
La prise de contact de l'analyste avec le malade est, vous le savez, d'une grande importance pour le pronostic d'un traitement. C'est elle qui, souvent, permet au malade de comprendre l'utilité de ce traitement et qui l'incite à faire l'effort nécessaire pour le suivre.
Cette prise de contact n'est pas toujours facile à réaliser, car il ne vous suffira pas de fournir au malade un diagnostic savant de