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Que le chapeau soit un symbole sexuel, et spécialement un symbole du membre viril, c'est un fait établi par la pratique de l'analyse des rêves (2). Mais on ne saurait prétendre que ce soit là un symbole qui va de soi. Dans les fantasmes, comme dans la multitude des symptômes, la tête apparaît aussi comme un symbole du membre viril ou, si l'on veut, son substitut. Plus d'un analyste a dû observer que ses obsédés manifestent à l'égard de la décapitation un dégoût et une opposition particulière plus grande que pour tout autre genre de mort. Et ces analystes auront eu l'occasion d'expliquer à ces patients qu'ils traitent la décapitation comme un substitut de la castration. Parmi les analyses de rêves de personnes jeunes ou d'adultes dans leur jeunesse, combien en a-t-on rapportées qui concernaient le thème de la castration, et où il était question d'une boule qu'il fallait interpréter comme la tête du père. J'ai brièvement expliqué un cérémonial du coucher, dans lequel il fallait que le petit oreiller de tête fût placé en losange sur l'autre oreiller, et que la tête de la dormeuse reposât exactement dans le plus long diamètre du losange. Le losange avait la signification bien connue qu'on lui donne couramment dans les graffiti qu'on voit sur les murs. La tête représentait le membre viril (3).
Il se pourrait que l'importance symbolique du chapeau dérivât de celle de la tête, pour autant que l'on considère le chapeau comme un prolongement de la tête, mais susceptible d'être enlevé. De ce point de vue, je me souviens d'un symptôme, chez des névrosés.